Entre Paris, Miami et le Vexin, un peintre qui est toujours resté fidèle à lui-même.


JC Salomon Depuis sa naissance en 1928, Jean- Claude Salomon, comme lui avait conseillé un jour son professeur de littérature au lycée Charlemagne, a toujours « chanté sa propre chanson ».

Alors qu’il est déclaré « hors concours » par l’académie des Beaux-Arts, le peintre Souverbie ayant reconnu en lui un vrai talent de peintre, l’admet dans son atelier.

C’est là, comme l’y invitait son maître, où il apprend à observer la réalité avant de la transposer, ce qu’il fera tout au long de sa vie, que ce soit en « croquant » les « modèles vivants » de la Grande Chaumière à Paris, ou sur le motif en face des paysages de Bretagne ou du Vexin qu’il affectionne tant, ou encore en recomposant en « natures mortes » les cruches et les pots de son atelier.

Alors qu’émerge puis s’impose dans les années 50, le courant de l’abstraction, Salomon reste attaché à l’art figuratif, ce qui lui vaut d’intégrer des galeries telles que la Galerie du Bac puis la galerie Vidal, à l’instar de peintres tels que Rébeyrolle, Lorjou, de Gallard, Thomson ou Hélion.

C’est dans les années 80, période à partir de laquelle il a pu se consacrer exclusivement à sa peinture, que son art prend toute sa dimension. Il multiplie depuis les expositions personnelles à Paris, Strasbourg, St Tropez, Beauvais, Chaumont, Gisors, ou collectives, aux côtés de Cottavoz ou Vinay notamment.

A partir de ces années particulièrement fructueuses, il se concentre sur l’humain qu’il met au centre de son travail, dans un perpétuel mouvement de déconstruction de la matière. L’homme (ou le plus souvent la femme) nu, impuissant est au prise, dans une lutte sans merci, avec l’espace qui l’entoure qui vient l’effacer comme un trait de lumière. Ces nus sont exposés pour la première fois lors d’une exposition personnelle dans la salle Jean Hélion à Issoire en 1997. En 1999, la Galerie Larock-Granoff à Paris lui consacre une grande exposition. Il expose également dans de grands centres internationaux (Coup de cœur, Unesco) à Paris, Bruxelles, Beyrouth, Venise, ainsi que dans les grands salons parisiens. Il est invité d’honneur en 1997 du salon des Architectes à l’Orangerie du Sénat à Paris.

Parallèlement il organise avec son épouse Christiane, des rendez-vous annuels dans son atelier à Fresneaux-Montchevreuil dans le Vexin où il se ressource. Il s’entoure d’une petite communauté de collectionneurs et amis, non loin du musée de Beauvais qui abrite une de ses toiles. Pendant cette période la galerie Carel à Miami (Etats-Unis) lui achète régulièrement des oeuvres.

Depuis 2005, en parallèle de ses expositions personnelles à Paris ou en Allemagne, la Galerie Saphir l’expose régulièrement à Paris et à Dinard.

Parcours Jean-Claude Salomon